Le zona : les causes et les traitements

Le zona (herpès zoster) entraîne des éruptions cutanées, accompagnées de douleurs atroces, principalement sur le thorax et le visage même si aucune partie du corps n’est épargnée. Ces éruptions sont localisées le long d’un nerf ou d’un ganglion nerveux. La douleur est parfois perceptible durant des mois, voire des années malgré la guérison : on parle dans ce cas de névralgie ou de douleur post-zostérienne.

Les origines des éruptions

Lorsqu’une varicelle est guérie, quasiment tous les virus sont anéantis à l’exception d’une petite poignée de résistants coriaces parmi lesquels figure le virus varicelle-zona. Ce dernier se réfugie dans les ganglions nerveux (racines nerveuses) qui bordent la colonne vertébrale. Il se fait discret, inactif durant plusieurs années. Lorsqu’une personne avance en âge, qu’elle est atteinte d’une maladie qui affaiblit sa défense immunitaire (VIH, certains types de cancer…), qu’elle prend des médicaments qui s’attaquent à sa fonction immunitaire, qu’elle est traitée à la radiothérapie ou qu’elle est plongée dans un état de grande fatigue, son système immunitaire devient incapable de contenir le virus qui se réveille alors. Cette réactivation provoque une réaction inflammatoire au niveau des ganglions et dans les nerfs. Il en résulte la formation de grappes de vésicules visibles sur la peau. Pour résumer, le zona est une maladie virale qui s’attaque aux personnes ayant déjà contracté la varicelle.

Les traitements principaux

La consultation d’un médecin est impérative dès la constatation visuelle des symptômes du zona, car un traitement précoce est d’une redoutable efficacité ! Le pilier du traitement est un médicament antiviral à prendre au plus tard 3 jours après l’apparition des grappes. Ces antiviraux sont soit à base d’aciclovir (Zovirax® par exemple), soit à base de valaciclovir (Zelitrex® par exemple). En plus de permettre la guérison, ces antiviraux atténuent la douleur.

Les traitements complémentaires aux antiviraux

Des analgésiques sont parfois nécessaires pour soulager efficacement les douleurs légères ou modérées. Les analgésiques narcotiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont mieux adaptés aux douleurs fortes. Enfin, s’il l’estime nécessaire, le médecin rajoute des corticostéroïdes à sa prescription.

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